"Toutes les avancées en matière de prévention contre la maladie d'Alzheimer sont bonnes à prendre en considération. L'une d'elles implique les substances contenues dans le café, dont plusieurs études tendent à démontrer qu'elles pourraient agir en synergie pour protéger le cerveau de la dégénérescence neuronale observées chez les malades atteints d'Alzheimer. Une maladie dont la prévalence est estimée à 6% chez les hommes et 9% chez les femmes de 65 ans, jusqu'à 13% et 21% après 75 ans. Une étude indique que la consommation de caféine est inversement associée à la maladie. Une autre analyse incluant 194 cas d'Alzheimer, montre que la consommation de café (le thé n'aurait pas d'effet protecteur), de vin, une activité physique régulière et l'utilisation d'anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent être associées à une réduction du risque."


La caféine protectrice

"Deux études expérimentales sur des animaux ont mis en lumière le rôle protecteur de la caféine. La faible concentration d'un polyphénol du café, consommé quotidiennement, l'acide férulique, permettrait de préserver les capacités d'orientation, d'apprentissage et de mémoire des souris cobayes. Un autre constituant du café, la trigonelline, a des propriétés neuroprotectrices. Enfin, une déficience en magnésium, souvent diagnostiquée dans la maladie d'Alzheimer, pourrait être en partie corrigée par l'ingestion de café, agissant en synergie avec d'autres molécules actives. Il faut bien sûr rester prudent au regard de ces travaux, mais il s'agit bien de pistes d'espoir. Elles indiquent que le café et certains de ses composants agissant en synergie pourraient prévenir le stress oxydatif et la neurodégénérescence qui caractérisent ce fléau."


Source: Le journal du Café  Malongo