L'Odyssée d'Homère

La substance appelée « népenthès », laquelle était utilisée par Hélène de Troie pour noyer ses peines, ne serait rien d'autre, selon le célèbre voyageur italien Pietro della Valle, que du café. D'autres interprétations supposent plutôt que ce soit une plante carnivore originaire d'Égypte.

L'Ancien Testament
La présence du café dans l'Ancien Testament a été décelée par deux interprétations entourant le « grain rôti » remit à David par Abigaïl :

Samuel 25
  • 14 Un des serviteurs de Nabal vint dire à Abigaïl, femme de Nabal: Voici, David a envoyé du désert des messagers pour saluer notre maître, qui les a rudoyés. 
  • 15Et pourtant ces gens ont été très bons pour nous; ils ne nous ont fait aucun outrage, et rien ne nous a été enlevé, tout le temps que nous avons été avec eux lorsque nous étions dans les champs.
  • 16Ils nous ont nuit et jour servi de muraille, tout le temps que nous avons été avec eux, faisant paître les troupeaux.
  • 17Sache maintenant et vois ce que tu as à faire, car la perte de notre maître et de toute sa maison est résolue, et il est si méchant qu'on ose lui parler.
  • 18Abigaïl prit aussitôt deux cents pains, deux outres de vin, cinq pièces de bétail apprêtées, cinq mesures de grain rôti, cent masses de raisins secs, et deux cents de figues sèches. Elle les mit sur des ânes,
  • 19et elle dit à ses serviteurs: Passez devant moi, je vais vous suivre. Elle ne dit rien à Nabal, son mari.
  • 20Montée sur un âne, elle descendit la montagne par un chemin couvert; et voici, David et ses gens descendaient en face d'elle, en sorte qu'elle les rencontra.

Ou de Boaz à Ruth ou encore, le « brouet noir », plat de résistance des Lacédémoniens (aussi connu sous le nom de Spartiates).
Ruth 2

  • 11Boaz lui répondit: On m'a rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère depuis la mort de ton mari, et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta naissance, pour aller vers un peuple que tu ne connaissais point auparavant.
  • 12Que l'Éternel te rende ce que tu as fait, et que ta récompense soit entière de la part de l'Éternel, le Dieu d'Israël, sous les ailes duquel tu es venue te réfugier!
  • 13Et elle dit: Oh! que je trouve grâce à tes yeux, mon seigneur! Car tu m'as consolée, et tu as parlé au coeur de ta servante. Et pourtant je ne suis pas, moi, comme l'une de tes servantes.
  • 14Au moment du repas, Boaz dit à Ruth: Approche, mange du pain, et trempe ton morceau dans le vinaigre. Elle s'assit à côté des moissonneurs. On lui donna du grain rôti; elle mangea et se rassasia, et elle garda le reste. 
  • 15Puis elle se leva pour glaner. Boaz donna cet ordre à ses serviteurs: Qu'elle glane aussi entre les gerbes, et ne l'inquiétez pas,
  • 16et même vous ôterez pour elle des gerbes quelques épis, que vous la laisserez glaner, sans lui faire de reproches.
  • 17Elle glana dans le champ jusqu'au soir, et elle battit ce qu'elle avait glané. Il y eut environ un épha d'orge.

La légende de Kaldi dans les Mille et Une Nuits

Différentes versions de cette légende ont été racontées depuis le VIè siècle de notre ère ; certains pensent qu'elle se déroule dans les hauts plateaux d'Abyssinie (actuelle Éthiopie), d'autres croient que ce mythe se passerait au Yémen, mais tous s'entendent pour dire que ce jeune chevrier, un jour intrigué par le comportement étrangement excité de ses bêtes, s'approcha de l'endroit où elles broutaient, pour découvrir un arbuste aux baies rouges qu'il ne connaissait pas. Se sentant fatigué, il décida, lui aussi, de goûter à ces petits fruits et fut surpris de la sensation d'énergie qu'il ressentit. Kaldi alla raconter ce prodige aux moines d'un monastère voisin. Ceux-ci décidèrent de faire bouillir les petits fruits et en faire une concoction pour pouvoir rester éveillés de nombreuses heures, afin de prier.

Les origines de la torréfaction du café

Plusieurs mythes circulent sur la première torréfaction des grains de caféier. On raconte que les moines auxquels Kaldi aurait raconté les prodiges des baies de caféiers, auraient trouvé la décoction des fruits de café tellement amer qu'ils auraient jeté la boisson, le reste des fruits et des branches dans le feu. Il en émana une odeur très appréciable typique du café grillé.

Une autre variante de la légende dit que les moines Scialdi et Aydrus, chargés de la cueillette du café, par un après-midi pluvieux, seraient rentrés au monastère avec leur récolte, complètement trempés. Pour faire sécher les grains, ils les placèrent dans une cheminée et s'en allèrent à la prière. À leur retour, les grains étaient plus que secs, ils étaient rôtis et sentaient extrêmement bons. Ils prirent ainsi l'habitude de faire griller les grains avant de préparer leur breuvage.

Cette habitude de faire griller les grains de café conduisit bientôt à la mouture. De cette mouture, les moines firent bouillir plusieurs fois, en infusion, jusqu'à l'obtention d'un breuvage noir et amer. Ils y ajoutèrent quelques épices et du sucre. C'est ainsi que naquit le « kawah »: la force, l'élan et la vitalité du café arabe.