À travers le monde, 25 millions de petites familles de caféiculteurs, maintienne 75% des besoins mondiaux en café; avec 12 000 tasses de café consommées par seconde à travers le monde, le café occupe le seconde place sur le marché mondial, juste après le pétrole. Mais cette boisson préparée à partir de petites graines torréfiées est beaucoup plus complexe que le mélange d'eau chaude et de café moulu. Ces petites graines parcourent un processus délicat et complexe avant d'arriver sur les tablettes des détaillants.
D'autant plus, les petites familles exploitant des plantations, n'ont pas les mêmes moyens que les gros producteurs mondiaux. La minutie accordée par ces petits planteurs de café, font en sorte que l'on trouve sur le marché aujourd'hui des cafés exceptionnels, aux goûts rares et riches, aux arômes étonnants, qui savent faire voyager les amateurs de café au coeur d'une culture, d'un pays...
J'ai eu moi-même l'incroyable chance d'être invitée chez des petits caféiculteurs de Loja, en Équateur, la province la plus propice à la culture du café du pays. J'ai été plongée au fin fond de ma tasse de café, quand j'ai eu moi-même à cueillir les cerises du caféier, en faisant attention à ne pas endommager les pousses de récoltes futures. La cueillette du café par picking, en choissisant seulement les cerises mûres, est aussi délicate que la cueillette d'une pomme; les apiculteurs vous diront toujours de faire attention à la tige qui retient la pomme à l'arbre: il en va de même pour le café.
Les plantations, du moins celle que j'ai vues en Équateur, sont différentes des images des plantations de café brésiliennes; les caféiers poussent à l'ombre d'arbres fruitiers, tels des bananiers et des orangers, et sont dispersés sur les plantations en flanc des montagnes des Andes.
Puisqu'une image vaut mille mots, voici un court métrage de ce que j'ai pu expérimenter en Équateur.


